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Coup de projecteur sur une scène de plage [logorallye]

Il souffle doucement dans l’anneau et une bulle translucide se forme, de plus en plus grande. Une sonnerie de téléphone retentit et il sursaute. La bulle éclate avant même d’avoir pu s’élever dans les airs. Il ferme les yeux de colère et les rouvre juste à temps pour voir une alouette fendre le ciel. Il ferme rapidement son tube rempli d’eau savonneuse, le jette à terre et fait alors un saut, levant les bras le plus haut possible, se donnant ainsi l’impression qu’il pourra peut-être toucher les nuages. Avant de redescendre, il lance un « Salut » à l’oiseau.

Ses pieds retombent dans le sable, juste à côté d’un tas d’algues. Il se met à courir au bord de l’eau, agitant un bras comme s’il tenait une corde qui lui servait de lasso. Il cherche à dompter un quelconque animal imaginaire. Il dérape, creusant un creux dans le sable, se relève, jette un œil derrière lui et fait un signe de la main.

C’est un homme à moustache qui le reçoit. Son visage a la couleur d’une pivoine et ses cheveux celle de la paille. Il est calé contre un muret derrière lequel une foule se promène. Une odeur de tarte aux myrtilles flotte dans l’air, se mêlant à celle de la mer. Il corne la page du livre qu’il était en train de lire et attrape la paire de lunette de soleil posée sur sa tête pour la remettre sur son nez. Son regard se pose de nouveau sur son petit homme qui est maintenant étalé sur la plage. Il rentrera plein de sable et, à son retour dans la maison, sa grand-mère lui rappellera de passer par la douche avant d’ensabler toutes les pièces. Cette pensée le fait sourire.

Chercher le détail

Les falaises s’étendent à perte de vue. Le paysage est étonnant. D’un côté, la mer se prolonge jusqu’à l’horizon, de l’autre, les falaises qui s’élèvent vers le ciel semblent en interdire l’accès. Il nous a fallu gravir un long chemin de terre pour atteindre le sommet. Nous étions tous un peu essoufflés mais le décor qui s’offre à nous en valait l’effort. Aucune parole ne s’échange, comme si le lieu proposait une quiétude qu’il ne fallait surtout pas briser.

Je scrute les parois, sans réellement savoir ce que je cherche… jusqu’à l’apercevoir. Il est assez loin, mais on le distingue néanmoins clairement. À plusieurs mètres, un cadran solaire fait face à la mer. La pointe se dresse fièrement mais de là où je suis, je ne distingue pas vraiment son ombre.

Tandis que Julia me tourne le dos, absorbée par les vagues qui viennent se fracasser contre les rochers quelques mètres plus bas, Danielle s’approche doucement de moi. « Qu’est-ce que tu regardes comme ça ? » Au son de sa voix, Stéphane nous rejoint et dirige à son tour son regard dans la direction que semble suivre le mien.

Quelques secondes s’écoulent avant que je ne réponde, leur laissant ainsi le temps de repérer ce qui m’intrigue. « C’est un cadran solaire. Je me demande bien pourquoi il a été placé à cet endroit. A part si l’on vient de la mer, l’emplacement n’a pas vraiment d’intérêt. »

C’est Stéphane qui me répond le premier : « C’est vrai. C’est bizarre. Une horloge pour les marins, est-ce que c’est utile ? ». Il détourne aussitôt son regard, comme si le sujet ne l’intéressait pas plus. Julia a toujours le regard perdu dans la mer. Elle semble ne plus être vraiment avec nous. Il ne reste donc que Danielle à mes côtés, pour s’interroger.

Un groupe de cinq personnes fait irruption en haut de la falaise, à quelques pas de là où nous nous sommes postés. Ils sont particulièrement bruyants. La tranquillité a fui à leur arrivée. C’est à peine s’ils déposent leurs regards sur le paysage, plus occupés à essayer de se prendre en selfie. C’est certainement au travers de leurs photographies qu’ils découvriront la beauté du lieu.

S’apaiser en plongeant

En cette période estivale, où le soleil vient frapper fort à nos portes et à nos fenêtres, il fait bon d’avoir un point d’eau pas trop loin. Avez-vous déjà remarqué la sensation que procure une « vue » sur l’eau, la mer, un canal, une rivière ? Question philosophique ou biologique, est-ce parce que notre corps est constitué majoritairement d’eau que notre cerveau apprécie autant sa présence ?! Quelle qu’en soit la réponse, de mon côté la vue d’une étendue d’eau m’apaise et me réjouit.

J’avais donc envie de partager ces quelques photos dans ce nouveau mini album. D’autant plus qu’au mois de juillet, les maillots de bain sont de sortis pour beaucoup. Pas besoin d’en sortir un néanmoins pour plonger dans ces photographies.