
Je crois profondément que l’art (quelle que soit sa forme) nous apporte une forme d’évasion et d’expression dont nous avons tous besoin. J’observe cette société où les injonctions diverses et variées enferment parfois beaucoup d’entre nous dans une sorte de prison dorée. Il semble nécessaire d’être reconnu, d’entrer dans une norme qui ne convient pourtant pas à tous. Tout va vite et il faut toujours faire plus, faire mieux, sans se plaindre. Le développement personnel, comme on l’appelle, est devenu à la mode. Alors que beaucoup auraient réellement besoin d’apprendre à s’écouter, se comprendre, apprendre la bienveillance (envers l’autre mais souvent d’abord envers soi), les concepts, qui devraient permettre tout cela, apparaissent parfois comme de nouvelles injonctions. À trop vouloir être heureux, reconnu, accepté, aimé, nous en oublions presque de poser notre regard sur « les petites joies » qui nous entourent. Pourtant, je suis persuadée que c’est, en partie, toutes ces petites choses qui nous permettent de recharger nos batteries, d’avancer, de nous sentir plus serein. Et également de trouver l’énergie nécessaire pour « faire bien » ce qui nous tient à cœur et d’être en capacité d’être présent pour ceux qui nous sont chers.
J’aime l’idée que chacun de nous pourra apporter à un « autre » quelque chose qui changera sa vie, à un instant précis. Je suis attristée, parfois, de voir certaines personnes s’enfermer seule dans une vie qui ne leur convient pas, parce qu’elles ont seulement en tête tous les « parce que » qui les empêchent de croire que tout pourrait être différent. Si certains événements viennent parfois nous frapper trop brutalement, je pense que tous les instants qui nous procurent un bien-être sont à chérir.
Il semblerait que, dans cette société, nous ayons le droit de parler tant des petits que des grands malheurs qui nous frappent et nous abîment, mais du côté des bonheurs, seuls les « grands » seraient entendables… Pourtant, c’est bien l’accumulation des petites choses qui, au final, fait notre vie.
En pensant ce blog, j’avais envie de partager toutes ces petites choses qui me font du bien, au quotidien, dans l’idée que, peut-être, elles pourraient également vous faire du bien. J’ai en tête ces sourires ou regards complices que l’on échange parfois avec des inconnus face à des situations qui vont générer les mêmes émotions. Ce qui nous fait du bien est encore meilleur lorsqu’il est partagé, non ?